Lors de sa réunion du 3 octobre 1988 (point 248.6), le Conseil académique a fixé une politique générale en matière de réseaux informatiques dans le but de permettre la coopération entre tous les ordinateurs de l'Université et d'offrir aux membres de la communauté universitaire un ensemble de services globaux de communication informatisée.
Le document le projet MERCURE de communications informatiques à l'U.C.L. présente le projet qui met en oeuvre la politique choisie. Ce document est disponible au secrétariat du SRI (Service des réseaux d'information).
L'évolution du réseau est importante pour l'ensemble de la communauté universitaire, et pas seulement pour quelques secteurs de pointe. La suite du document relève une série d'exemples dans les grands domaines d'activité de l'UCL pour lesquels cette évolution est vitale.
Une autre évolution est en cours, exigeant des réseaux de capacité importante : le recours aux objets graphiques. Les services proposés, non seulement utiliseront les environnements graphiques, mais en plus le traitement portera de plus en plus fréquemment sur des objets graphiques : images numérisées de factures, de diplômes d'admission des étudiants, de curriculum vitae des candidats au recrutement... Cette tendance débouchera inévitablement sur une gestion électronique de documents. Dans les différents services administratifs, la gestion manuelle des documents devient de plus en plus problématique. Pour que ces services puissent maintenir et/ou accroître leur efficacité, il sera indispensable de recourir à l'informatique pour le stockage, le partage et la recherche de documents.
De plus, le souhait de ces membres de l'UCL est d'accroître les contacts avec des administrations extérieures à l'UCL par voie informatique (gestion des contrats de recherche, etc.).
La visioconférence (avec partage de documents) doit se développer : la demande est de plus en plus pressante. Cette technique impose un débit important : il s'agit d'un domaine où la solution téléphonique rejoint la solution informatique. Pour ce service, comme pour d'autres, la fusion progressive des services téléphoniques avec les services informatiques semble inévitable. Un autre exemple de cette convergence des deux techniques est le développement de serveurs de fax centraux. Une rationalisation des investissements informatique/téléphonie est donc envisageable à relativement brève échéance.
Les transferts d'information seront aussi accrus par la mise en oeuvre de techniques multimédias. Non seulement la qualité du contenu, mais aussi l'efficacité de la technique mise en oeuvre constitueront ici un facteur décisif de succès.
Quoiqu'il en soit, il est certain que les réseaux informatiques joueront un rôle déterminant dans le succès de la bibliothèque numérique de l'UCL (ou d'une entité plus vaste, reposant sur des réseaux interinstitutionnels). Dans ce contexte, il est extrêmement instructif d'analyser quelques passages du plan pour une « University of California digital library (UCDL) » (voir annexe).
De manière plus spécifique, certains projets de recherche reposent de manière critique sur le réseau : grandes bases de données, modèles particulièrement complexes, imagerie dans différents domaines (médical et sciences exactes surtout, mais aussi dans les sciences humaines). Dans cet ordre d'idée, il est indispensable de faciliter les transferts autour des serveurs de calcul intensif et de stockage de masse. Un GPU visant le transfert et le traitement d'images (en collaboration avec l'IPM) pourrait être mis sur pied.
Le présent document illustre, par quelques exemples, pourquoi il y a nécessité de rester en pointe dans le domaine des réseaux informatiques, non pas seulement pour quelques utilisateurs privilégiés, mais pour l'ensemble de la communauté universitaire. Le réseau est un outil stratégique de rayonnement pour l'UCL.
Outre la mise en place et le suivi de l'évolution technique du «câble», la gestion de la partie active du réseau est également une question importante dont les enjeux sont actuellement discutés par le COCI (cf. note SRI/jpk/97.19 du 18 mars 1997). Il faut noter que les utilisateurs, unanimement, sont en faveur d'une gestion efficace, quelles qu'en soient les modalités.
Certains aspects ne sont pas à perdre de vue, ils ont trait à la sécurité au sens large et à l'identification fiable des utilisateurs. Il faut relever notamment les protections à mettre en place (coupe-feu ou « firewalls ») et les problèmes d'authentification (signature, etc.)
Les aspects techniques et financiers font l'objet de notes séparées du SRI (SRI/jpk/97.19) et de l'ADST (ADST/RV/97.0745), respectivement.
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Dernière mise à jour : 16 mai 1997 -
Responsable : Jean-Pierre
Kuypers