La présente étude ne concerne donc pas l'équipement nécessaire pour fournir les différents services attendus sur le réseau : courrier électronique, impression, partage de ressources diverses, mise à disposition d'information, etc.
L'ensemble des coûts estimés est basé sur les prix de l'équipement disponible aujourd'hui et pouvant offrir des débits couramment utilisés. D'autres options sont présentées aussi, avec le surplus de dépenses qu'elles demandent.
Dans un premier temps, un câblage générique des espaces immobiliers est réalisé. Ce câblage est conçu de façon à correspondre à la structure des bâtiments, et non à leur occupation à un moment donné. Il est relativement dense, de façon à permettre de réaliser toutes les connexions nécessaires, à court et à plus long terme, sans devoir y apporter de modifications - il est cependant difficile de garantir qu'aucune addition ne sera jamais nécessaire. Le câblage est structuré de façon hiérarchisée, chaque niveau de la hiérarchie ayant la forme d'une étoile autour d'un point central. Ainsi, on relie à un point central d'étage, les prises situées dans les locaux d'un étage; puis on relie ces différents points, à l'intérieur d'un bâtiment à un point central de bâtiment; et ainsi de suite entre le bâtiments et les groupes de bâtiments.
Ensuite, pour donner vie à l'ensemble, on installe dans chacun des points de concentration, de l'équipement actif, choisi en fonction du type de service réseau à fournir.
Note : Le présent schéma ne prévoit aucune redondance dans les liaisons.
Si l'on veut une mise en oeuvre économique, le câblage proche du point d'utilisation doit être établi de façon systématique. Il s'agit de travaux simples, mais en grand volume. Le coût total peut s'évaluer en multipliant le prix estimé du placement d'une prise, tout compris (câble, goulotte, fraction de panneau de brassage), par le nombre de prises à installer.
Pour chaque étage à couvrir, le nombre de prises nécessaires a été estimé en divisant la surface nette des locaux par un nombre guide. Les nombres guides varient suivant la destination des locaux et ont été déterminés sur base de ce qui existe dans les bâtiments effectivement câblés (Michotte, Mercier, Socrate, IAG p.ex.). Leur application à des environnements divers qui n'ont pu faire l'objet d'une étude détaillée aboutit à des estimations à réajuster peut-être ci et là.
Les concentrateurs de bâtiment, l'équipement de routage principal et l'installation de gestion de réseau doivent être présents en tous cas. Leur nombre et leur dimensionnement initial ne dépendent pas de la présence effective de clients, mais bien de la topologie des sites et de la nomenclature des bâtiments à desservir. Le coût de cette partie est donc calculé en tenant compte de ces seuls éléments, et des prix unitaires d'appareils disponibles sur le marché.
L'équipement actif d'étage, enfin, doit être installé là où il y a effectivement des utilisateurs, et il doit être adapté, en taille et en nombre, au nombre de raccordements. On définit ici un prix par raccordement, tenant compte du fait qu'il est extrêmement rare que l'on puisse utiliser exactement tous les ports de ces appareils.
| Étage | prises et leur câblage (sur base de 14.000 prises) | 100 millions |
|---|---|---|
| équipement actif d'étage (sur base a priori de 8.000 raccordements) | 29 millions | |
| Inter-étages | câblage | 3 millions |
| concentrateurs de (partie de) bâtiment (90) | 8 millions | |
| Inter-bâtiments | ||
| câblage | 5 millions | |
| équipement de routage principal | 12 millions | |
| installation de gestion de réseau | 3 millions | |
| Total : | 160 millions | |
Ces coûts doivent déjà être diminués en fonction des réalisations faites ou en cours. Cela concerne principalement le câblage à l'intérieur de bâtiments. Une partie de cet équipement a été mis en place lors de la construction ou la rénovation du bâtiment (Michotte, Mercier, Socrate, Lemaître), une autre partie est en cours de mise en oeuvre, au moins partielle (DRT, MD, FSA, SC). Les montants pouvant être déduits sont estimés à un total de 30 millions.
| Total restant : | 130 millions | |
|---|---|---|
Le câblage mis en oeuvre tel que prévu a une durée de vie estimée aussi longue que celle des bâtiments eux-mêmes ou, en tout cas, de l'équipement de service qu'il comprend (électricité, eau, chauffage, etc.). Cela concerne un montant investi de 108 millions.
L'équipement actif est certainement de durée de vie moindre et il semble raisonnable de tabler sur une période de 5 à 6 ans. Cet équipement est à considérer alors selon sa destination :
| équipement actif d'étage | sera sans doute le plus diversifié de manière à être adapté aux différents types de besoins; cet équipement est fortement lié à la nature des raccordements eux-mêmes | 29 millions |
| concentrateurs de (partie de) bâtiment | verra sans doute son évolution moins rapide que celle de l'équipement d'étage, mais est d'autant plus éloigné de la problématique proche de l'utilisateur qui en bénéficie; c'est déjà de l'équipement à caractère général | 8 millions |
| équipement de routage principal et de gestion de réseau | doit voir son évolution suivre l'ensemble des besoins locaux; le caractère général de cet équipement ne fait pas de doute | 15 millions |
La solution décrite offre pour seul service, le transport universel des paquets IP. Il est possible que dans l'avenir, une demande se manifeste pour un service de réseau ATM. Bien que cela soit techniquement possible, il n'est pas envisagé pour le moment de réaliser le transport des paquets IP sur une infrastructure ATM : une telle solution aurait certes l'avantage de donner une infrastructure ATM prête à répondre à une éventuelle demande, mais aurait l'inconvénient d'être beaucoup plus coûteuse. En effet, si la commutation ATM est d'ores et déjà possible à bon compte, le routage global de paquets IP sur une infrastructure ATM demande toujours le déploiement d'appareils très coûteux et mettant en oeuvre des techniques non stabilisées. Dans le cadre de sites comme ceux de l'UCL, on peut disposer sans difficulté de liaisons physiques multiples, en exploitant les fibres de réserve du câblage inter-bâtiments. Il en résulte que, dans le cas où la demande pour un service de réseau ATM se concrétiserait, il serait raisonnable d'installer un réseau distinct de commutateurs ATM, et de mettre en oeuvre un seul équipement (par site) permettant le dialogue entre les deux mondes.
| Étage | équiper l'ensemble des bâtiments de l'UCL concerne de 14 à 15.000
prises dont l'estimation de coût unitaire varie de 6 à 8.500 francs | 100 000 000 |
|---|---|---|
| l'équipement actif d'étage est basé a priori sur 8.000
raccordements dont l'estimation de coût varie de 2.500 à 4.500 francs | 29 000 000 | |
| Inter-étages | le câblage inter-étages est estimé à 3.000 francs par (partie d')étage à équiper | 3 000 000 |
| le nombre de concentrateurs de (partie de) bâtiment nécessaires
est évalué à 90 avec un coût unitaire de l'ordre de 90.000 francs | 8 000 000 | |
| Inter-bâtiments | ||
| le câblage inter-bâtiments encore à mettre en oeuvre demande 6.000 m de câbles à fibres optiques à 500 F/m, 14 grandes armoires de raccordement à 100.000 francs et 100 petites armoires à 5.000 francs | 5 000 000 | |
| l'équipement de routage principal comporte 9 routeurs à 600.000
francs et 16 cartes d'interfaces à 400.000 francs | 12 000 000 | |
| installation de gestion de réseau (matériel et logiciel) | 3 000 000 | |
| Total : | 160 000 000 | |
[UCL]
[AC]
[ADST]
[SRI]
[Pointeurs utiles]
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Dernière mise à jour : 3 décembre 1997 -
Responsable : Jean-Pierre
Kuypers