Service des réseaux d'information

L'interréseau de l'UCL

L'objet de cette note est de présenter les orientations qui ont présidé à l'installation de l'interréseau UCL, c'est-à-dire l'interconnexion des réseaux locaux.

Sommaire

  1. Introduction
  2. L'interréseau de l'UCL
  3. Architecture de l'interréseau
  4. La Dorsale
  5. Les réseaux côtes
  6. L'organisation de la gestion des réseaux côtes
  7. Les réseaux de niveau 3 et les machines raccordées aux réseaux côtes
  8. Connexion à l'interréseau de l'UCL

1. Introduction

Dès 1985, dans le cadre de son Plan Informatique 1985-1990, l'UCL a commencé à se doter de réseaux locaux d'ordinateurs, rattachés aux installations informatiques décentralisées (ID) Levant, Sciences 1 et Goria. Ensuite, plusieurs autres entités de l'UCL ont également installé des réseaux locaux (Unité d'Informatique, Centre de calcul, Faculté des Sciences appliquées pour les activités didactiques, ID LeW, ID Croix du Sud, Administration Centrale, etc.).

Les réseaux locaux répondent d'abord aux besoins internes de groupes d'utilisateurs dont les ordinateurs sont connectés au même réseau. Ces groupes correspondent à des équipes de personnes qui travaillent ensemble. Les réseaux locaux permettent d'offrir des services qui ne pourraient s'envisager sans leur existence, tels que le courrier électronique, l'utilisation interactive de n'importe quel ordinateur connecté au réseau (pourvu qu'on y soit autorisé), le transfert de fichiers, le partage de ressources telles que disques et imprimantes, ou certains terminaux graphiques multifenêtres dits terminaux-X qui permettent même de travailler sur plusieurs ordinateurs, etc.

Cependant, les besoins de communication au sein de l'UCL ne se limitent pas à ceux qu'éprouvent les membres d'une même équipe, quoique les besoins principaux se situent au sein de l'équipe. Des échanges doivent également pouvoir se faire entre les entités.

Lors de sa réunion du 3 octobre 1988 (point 248.6), le Conseil Académique a fixé une politique générale en matière de réseaux informatiques dans le but de permettre la coopération entre tous les ordinateurs de l'Université et d'offrir aux membres de la communauté universitaire, un ensemble de services globaux de communication informatisée.

La politique choisie laisse à chaque entité un maximum de liberté, tout en définissant un certain nombre de précautions à prendre pour rendre possible l'accès aux services globaux. Elle définit, par exemple, les protocoles (1) à utiliser pour communiquer en dehors de chaque équipe, tout en permettant d'utiliser d'autres protocoles en leur sein.

Le document le projet MERCURE de communications informatiques à l'U.C.L. présente le projet qui met en oeuvre la politique choisie. Ce document est disponible au secrétariat du SRI (Service des réseaux d'information).

2. L'interréseau de l'UCL

L'Université a décidé de se doter d'un moyen de communication informatique accessible à tous (comme elle se préoccupe d'offrir un service téléphonique). Un tel moyen de communication est une condition nécessaire pour permettre l'organisation d'un certain nombre de services globaux tels que Dans la mesure où cela reste compatible avec ce premier objectif, ce moyen de communication permet également à des ordinateurs utilisant des protocoles différents de ceux définis pour les services globaux, de coopérer à travers ce moyen de communication.

Ce moyen de communication informatique global à l'UCL consiste en l'interconnexion des divers réseaux locaux de l'UCL, pour former un interréseau. Il est recommandé aux personnes qui effectuent des choix en matière de réseaux locaux de tenir compte des contraintes de cette interconnexion, dans la mesure où celles-ci ne sont pas contraires à leurs objectifs prioritaires. Si des choix restreignant les possibilités d'interconnexion leur apparaissaient préférables, la Commission de l'Informatique devrait en être préalablement informée.

L'existence de ce moyen de communication n'est cependant pas une condition suffisante: le logiciel utilisé par les différents interlocuteurs doit être basé sur les mêmes protocoles.

D'autre part, l'existence de ce moyen de communication impose aux gestionnaires des systèmes informatiques qui y sont connectés, de prendre les précautions nécessaires pour garantir la confidentialité des informations: dès qu'on installe un réseau, chaque gestionnaire de machine raccordée doit prendre les mêmes précautions que s'il plaçait un terminal connecté à sa machine dans un lieu public, et même davantage.

L'UCL a décidé que l'interconnexion des réseaux locaux constituant l'interréseau sera réalisée au moyen d'équipement baptisés "routeurs DDN-IP". Ceci implique que les services globaux exploitant l'interréseau soient basés sur les protocoles DDN (appelés aussi TCP/IP).

Cette famille de protocoles offre plusieurs avantages: indépendance vis-à-vis des constructeurs, implantations existant pour la plupart des ordinateurs et des systèmes d'exploitation, migration vers les protocoles ISO (2) d'autant mieux assurée que le Département de la Défense (USA) a l'intention de remplacer les protocoles DDN par les protocoles ISO.

L'utilisation de protocoles unifiés n'est pas une contrainte faisant obstacle à la liberté de chacun. En effet, l'usage d'autres protocoles sur les réseaux constituant l'interréseau n'est pas interdit, pour autant qu'ils puissent coexister avec DDN-IP sur ce réseau. L'usage d'autres protocoles resterait néanmoins limité soit à un groupe de machines connectées au même réseau local, soit à un ensemble de machines de divers réseaux de l'interréseau, à condition qu'un service transporteur (3) soit installé.

3. Architecture de l'interréseau

L'architecture de l'interréseau est hiérarchisée. Elle comporte trois classes de réseaux:
classe 1
Un réseau dorsal (appelé Dorsale) qui fait partie de l'infrastructure commune de l'Université et auquel ne sont connectés que des réseaux de classe 2, appelés réseaux côtes et certaines machines d'intérêt général, telles que les serveurs centraux de l'interréseau (système de noms de domaine, Nouvelles, interconnexion avec les réseaux publics, etc.). Les équipements de connexion des réseaux côtes à la Dorsale font également partie de l'infrastructure commune de l'Université.
classe 2
Des réseaux côtes connectés à la Dorsale et desservant des quartiers, c'est-à-dire des groupes de bâtiments de l'UCL. Ces réseaux côtes sont plus amplement décrits au point 5.
classe 3
Des réseaux départementaux, d'unité... connectés aux côtes, soit directement, soit via un autre réseau qui devrait en général, dépendre de la même entité ou d'une entité englobante (par exemple, le réseau associé à un projet peut être connecté soit au réseau d'unité, lui-même connecté à un réseau de département, soit au réseau côte, ou toute solution intermédiaire). Il y a actuellement plus de deux cent réseaux de classe 3, gérés par une septantaine de responsables.
Voici le schéma de la Dorsale, des routeurs et des réseaux côtes.
        +-------------------+
     +--+ Routeur Pythagore +---+--- Réseau côte Compas
     |  +-------------------+   |
     |                          +--- Réseau côte Croix du Sud
     |                          |
     |                          +--- Réseau côte Levant
     |                          |
     |                          +--- Réseau côte Pasteur
  D  |                          |
     |                          +--- Réseau côte Sciences 1
  O  |
     |  +-------------------+
  R  +--+   Routeur Halles  +---+--- Réseau côte Esope
     |  +-------------------+   |
  S  |                          +--- Réseau côte Halles
     |                          |
  A  |                          |       +---------------+
     |                          |   +---+  Routeur LeW  +--- Réseaux côtes LeW
  L  |                          |   :   +---------------+
     |                          +---+
  E  |  +-------------------+
     +--+    Routeur SH1C   +---+--- Réseau côte Blocry
     |  +-------------------+   |
     |                          +--- Réseau côte Doyens
     |                          |
     |                          +--- Réseau côte Dupriez
     |                          |
     |                          +--- Réseau côte Leclercq
     |                          |
     |                          +--- Réseau côte Montesquieu
     |
     |  +-------------------+
     +--+  Routeur Michotte +---+--- Réseau côte Coubertin
        +-------------------+   |
                                +--- Réseau côte Ladeuze
                                |
                                +--- Réseau côte Pascal
Tous ces réseaux sont accessibles selon n'importe quel mode (Ethernet, FDDI, LocalTalk, Token-Ring...) pourvu qu'ils supportent les protocoles DDN, c'est-à-dire qu'ils permettent le passage de paquets DDN-IP, qui est le protocole utilisé par les routeurs DDN-IP pour déterminer à quel réseau local est connecté le destinataire.

Cette structure hiérarchisée de l'interréseau n'interdit pas d'autres liaisons entre les sous-réseaux, là où le trafic le justifie.

4. La Dorsale

La Dorsale est constituée principalement de câbles à fibres optiques allant du bâtiment Pythagore au bâtiment Michotte.

Les routeurs entre la Dorsale et les réseaux côtes :

Les machines d'intérêt général :

5. Les réseaux côtes

L'interréseau comprend actuellement dix-sept réseaux côtes.

Blocry
Ce réseau dessert le bâtiment M. Huet et le Service des logements (Quartier de l'Hocaille).
Responsable : A. Fontaine (SRI).
Compas
Ce réseau dessert le bâtiment des auditoires des Sciences, le bâtiment de la Bibliothèque des Sciences exactes et les bâtiments Pythagore, Marie Curie et Pierre Curie.
Responsable : J.P. Kuypers (SRI).
Coubertin
Ce réseau dessert le bâtiment occupé par l'IEPR (Institut d'Education physique et de Réadaptation), le Centre de recherches d'archéologie nationale et le Service des magasins.
Responsable : J.P. Renard (EDPM).
Croix du Sud
Ce réseau va du bâtiment Boltzmann jusqu'au bâtiment Pythagore, en passant par les bâtiments O. de Serres, Mendel, Kellner, Carnoy et Cl. Bernard.
Responsable : W. Trappeniers (SAGR).
Doyens
Ce réseau dessert le bâtiment occupé par l'IAG, place des Doyens.
Responsable : D. Dieudonné (IAG).
Dupriez
Ce réseau dessert le bâtiment L.H. Dupriez, et se prolonge jusqu'au bâtiment Lavoisier.
Responsable : J.P. Lemaître (ECON).
Esope
Ce réseau dessert les bâtiments occupés notamment par l'Institut de Statistique, l'Institut de pédagogie universitaire et des multimédias, l'Institut des Langues vivantes et le service ASAL (Association des Services d'Aide à LlN).
Responsable : J.L. Marrion (STAT).
Halles
Ce réseau est localisé dans le bâtiment des Halles Universitaires.
Responsable : Phan Manh-Tien (SIA).
Ladeuze
Ce réseau dessert les bâtiments Mercier, Michotte et Socrate.
Responsable : B. Paris (IPSP).
Leclercq
Ce réseau dessert le bâtiment J. Leclercq.
Responsable : G. Langen (POLS).
Levant
Ce réseau dessert les bâtiments Archimède, Réaumur, Stévin, Vinci, Maxwell et Euler.
Responsable : H. Broze (IFSA).
LeW1 et LeW2
Ces réseaux s'étendent dans les tours de la faculté de Médecine et l'Ecole de Santé publique.
Responsable : B. Debande (SMD).
Montesquieu
Ce réseau dessert les bâtiments des auditoires Montesquieu et Th. More.
Responsable : M. Van der Kelen (RDRT).
Pascal
Ce réseau dessert les bâtiments A. Descamps et Erasme, ainsi que le bâtiment occupé par le CAV.
Responsable : J. Schumacher (SFLT).
Pasteur
Ce réseau dessert les bâtiments Mercator, Lavoisier et Van Helmont.
Responsable : Th. Lecocq (SISC).
Sciences 1
Ce réseau dessert le bâtiment M. de Hemptinne.
Responsable : D. Van Grunderbeeck (SISC).

6. L'organisation de la gestion des réseaux côtes

Chacun de ces réseaux côtes dépend : Le gestionnaire accepte le raccordement à son réseau de machines clientes de l'UCL et de réseaux de classe 3 de l'UCL, après s'être assuré que ceux-ci ne perturberont pas le bon fonctionnement du réseau côte et que leurs promoteurs acceptent de gérer leur équipement de manière compatible avec le fonctionnement harmonieux du réseau et acceptent de couvrir le coût du raccordement et une participation au coût d'exploitation du réseau côte.

Le gestionnaire de réseau côte transmet aux gestionnaires des machines clientes et des réseaux de classe 3 raccordés au réseau, les directives nécessaires à la coexistence harmonieuse de ceux-ci au sein du réseau :

Le gestionnaire de réseaux organise un comité des utilisateurs. C'est au sein de celui-ci que la participation au coût d'exploitation du réseau côte est fixée conjointement par le gestionnaire et les utilisateurs.

C'est au gestionnaire du réseau côte que s'adressent ceux qui veulent raccorder un réseau de classe 3 ou une machine, afin de :

7. Les réseaux de niveau 3 et les machines raccordées aux réseaux côtes

Tout équipement, machine ou réseau, raccordé à un réseau côte doit être sous la responsabilité d'un gestionnaire qui servira d'interlocuteur au gestionnaire de réseau côte. Ce responsable préviendra le gestionnaire de réseau côte de toute manipulation pouvant avoir des répercussions sur le réseau côte (raccordement de la machine ou du réseau de classe 3, changement de logiciel ou de configuration, etc.) et du moment de l'intervention.

Le routeur DDN-IP entre le réseau côte et le réseau de classe 3 est de la responsabilité du gestionnaire du réseau de classe 3. Les coûts d'achat et d'exploitation de ce routeur sont à charge de l'entité gestionnaire du réseau de classe 3. Le gestionnaire du réseau de classe 3 gère son réseau et décide des conditions de raccordement d'autres réseaux de classe 3 de l'UCL, au sien.

8. Connexion à l'interréseau de l'UCL

Pour les membres de l'UCL, l'accès à l'interréseau se fait via un raccordement à un réseau côte ou un réseau de classe 3. Ceux qui désirent se raccorder à un tel réseau doivent s'adresser à son gestionnaire.

Il convient de se rappeler que, pour accéder aux services globaux, l'équipement doit utiliser les protocoles DDN-IP car les routeurs qui relient les réseaux entre eux n'assurent la transmission que de ces seuls protocoles DDN-IP. Ces protocoles peuvent être utilisés par les ordinateurs de la plupart des marques (Apple, Convex, Cray, DEC, DG, HP, IBM, NeXT, Olivetti, Sun...), gérés par divers systèmes d'exploitation (AOS, DOS, Mac OS, OS/2, UNIX et apparentés, VM/CMS, VMS, Windows...).

(1) Par protocole, on entend l'ensemble des informations conventionnelles qui permettent d'entamer et de maintenir une connexion logique.

(2) ISO : Organisation internationale de normalisation. Cet organisme a défini une architecture de réseau en sept couches hiérarchisées, connue sous le nom de modèle OSI (Open Systems Interconnection).

(3) Un service transporteur est un ensemble de programmes qui transportent les paquets émis par des machines utilisant une famille de protocoles, d'un réseau source vers un réseau destination, en les encapsulant dans des paquets correspondant à une autre famille de protocoles supportés par les routeurs.

Page : UCL | AC | ADST | SRI | Pointeurs utiles.


6 décembre 1996.
Responsable : Jean-Pierre Kuypers